Réputation et travail en réseaux

Dès lors que l’on travaille en réseau, la réputation de ses membres devient prépondérante. En effet le réseau sous-entend que l’on est en confiance et que l’on connait suffisamment les rôles et compétences de chacun. Cette connaissance, en particulier dans les réseaux les plus étendus, ceux qui sont inter-structures, est basée sur une image, la réputation.

Frida M est une directrice d’équipement expérimentée. Lors de son recrutement chez S. elle intègre de facto le réseau des correspondants communication. Lors de la première réunion, elle ne se présente que les 10 dernières minutes, et file à l’anglaise pendant le petit pot.

Frida M ne comprend pas pourquoi l’une de ses équipes ne respecte pas les délais, de façon systématique. Elle contacte un collègue, membre du réseau. Celui ci tarde à lui répondre. Elle le relance. Il finit par lui donner une réponse évasive, et par email.

N’y voyez aucun lien …

Frida Kahlo

***

Cultivez de bonnes relations. On vous excusera vos maladresses, et on sera heureux de vous aider

  • On travaille en mode projet, les interactions sont donc permanentes
  • Saluez vos collègues et vos partenaires : montrez que chacun est important
  • Utilisez la communication non violente (CNV)

Éviter de mélanger vie privée et vie professionnelle

  • Votre profil Facebook, avec les photos de vos vacances n’est pas celui de viadeo, avec vos contributions aux groupes
  • La participation à la soirée Gaylib (association gay des adhérents UMP) ou HES (idem mais pour le PS) n’est pas forcément (et je le regrette) propre à renforcer votre employabilité.
  • Lors de la soirée de votre structure, entreprise ou collectivité, il n’est peut être pas nécessaire de raconter les mêmes blagues que celles qui font si rires vos anciens camarades d’école …

Travailler votre image : l’habit fait le moine

  • Ayez des vêtements, une attitude et un vocabulaire adapté à vos missions, votre position
  • Si vous n’avez pas su intégrer les codes de vos réseaux, ne faites pas de changements drastiques, qui surprendraient que trop les membres, mais procédez par petite touche. Et ne vous justifiez pas. Ayez quelques actions symboliques et visibles

Internet c’est le monde, un agora

  • Vous avez publié sur le mur facebook de Robert, avec qui vous vous entendez super bien, que Muriel, avec qui vous vous entendez super mal, était habillé comme une gourde ? Manque de bol pour vous, Muriel, même si elle même n’a pas de compte facebook, à des amies qui l’ont, et qui veille ! Et re-manque de chance, Muriel, c’est votre chef ! Si en plus vous avez critiqué et portez atteinte à l’image du réseau, de votre employeur … vous voilà bien parti pour une sanction disciplinaire, justifiée !
  • Vous avez tapé votre nom dans google et là, Horreur Malheur, toute votre vie « dissolue » apparait ! Soyez sûr que vos collègues … auront le même réflexe : vous « googliser » . Il ne vous reste qu’à travailler votre « personal branding », faire du « flooding » pour que l’on ne voit plus guère que ce que vous voulez que l’on voit !
  • C’est vraiment l’horreur ? Faites donc le ménage !!

 

Comment effacer ses traces sur Internet ?

La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés présente la marche à suivre.

Il faut tout d’abord s’adresser au responsable du site référencé. La CNIL propose un modèle de courrier. Il faut toutefois « justifier auprès du responsable en quoi la publication du contenu nuit à votre réputation ou à votre vie privée ». Selon la législation le site dispose de 2 mois pour traiter la requête.

Les coordonnées de l’administrateur sont introuvables ? Vous pouvez accéder à l’identité et l’adresse du propriétaire du site dans les bases de données des bureaux d’enregistrements des noms de domaines. Aussi appelés whois. Dans le cas où le propriétaire du site ne serait toujours pas identifiable, écrivez à l’hébergeur qui fera suivre votre demande.

Dompter les robots

La seconde étape concerne la suppression des informations sur les moteurs recherche. En moyenne, les robots d’indexation visitent les pages toutes les deux à trois semaines (certains sites d’actualité par exemple, peuvent faire l’objet d’une mise à jour quotidienne).

Dans cet intervalle, l’ancienne version d’une page web peut encore être visible depuis le « cache » des moteurs de recherche, même si la page a été modifiée sur le site d’origine.

Et les réseaux sociaux ?

Google met à la disposition des webmestres de sites une procédure de désindexation volontaire pour demander la suppression du lien et du cache des pages supprimées. Elle nécessite toutefois de disposer d’un compte Google. Les informations relatives à cette procédure sont disponibles ici…

Reste le problème des informations disponibles sur les réseaux sociaux. Et là, la CNIL n’apporte pas de réponse, tant la question est complexe.

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