La mairie scrute de près les réseaux sociaux

La ville de Toulouse est la première à consulter l’avis des internautes à partir des données publiques publiées sur les réseaux sociaux. Retour sur les nouvelles enquêtes d’opinion.

La ville mesure l’opinion à partir des données des internautes. «Les réseaux sociaux sont explorés par nos équipes», confie Erwane Monthubert, conseillère municipale déléguée aux Technologies de l’Informatique et de la Communication (TIC).

La population toulousaine est omniprésente sur les réseaux sociaux. Avec 22 000 abonnés au compte twitter de la Mairie, Toulouse monte sur la troisième marche du podium des villes les plus suivies en France. Nouvel espace pour la promotion de la liberté d’expression, le web répertorie nombre de ressentis, mécontentements ou félicitations. C’est pourquoi, la Ville rose a décidé de consulter les données publiques des Toulousains publiées sur la toile.

Aidé par la complémentarité des technologies Apicube et IBM Social Media Analytics, la mairie est désormais apte à mesurer l’opinion des internautes toulousains. «L’enquête s’est faite auprès de 1,6 million de documents publics, tirés de blog, Facebook ou Twitter, sur une période d’un an, de février 2 012 à février 2 013», explique Erwane Monthubert.

L’application Apicube a sélectionné les sujets comme le sport, la santé, la propreté et bien d’autres. Suite à l’écrémage par le logiciel Apicube, 100 000 données ont été mises en exergue, pour ensuite être traitées par l’application IBM, jugeant de la positivité ou négativité de l’opinion. À l’inverse des instituts de sondage, «c’est une méthode d’analyse qualitative» précise la conseillère municipale, un outil mesurant la température ambiante.

L’essai semble être un succès. «Pour la campagne autour du défi propreté appliqué à 500 rues toulousaines, nous avons relevé une forte satisfaction pour les résidants concernés. Toutefois, nous avons noté le mécontentement des gens hors du champ, qui n’étaient pas concernés par le plan, nous permettant ainsi de pointer une incompréhension au sein de la population». Alors, bien plus qu’un outil d’analyse, l’observation des données informatiques des Toulousains permet «d’améliorer la réactivité de la mairie, et nous permet de répondre aux réelles attentes des citadins», se félicite Erwane Monthubert. Suite à ces résultats, le système sera commercialisé dans d’autres agglomérations de France.

Source: www.ladepeche.fr

Le chiffre : 1,6

Millions > de données. C’est le nombre de documents publics triés par les applications Apicube et IBM Social Media Analytics.

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